Les chauves-souris, hôtes des ponts


Une plaquette intitulée " Les Chauves-Souris, hôtes des ponts " est disponible. Réalisée par la SFEPM, vous pouvez vous la procurer en téléphonant 
au 02 48 70 40 03 ou en la commandant par Internet à l'adresse suivante : sfepm@wanadoo.fr ou en la téléchargeant (voir lien en bas de page).


Voici quelques textes extraits de cette plaquette.

Les Chauves-souris, hôtes des ponts
La majorité des espèces de chauve-souris est susceptible de s'installer au sein des ponts, quels qu'en soient l'âge ou les matériaux : pierre, brique ou béton.


Voici quelques éléments concrets pour conserver ces petits mammifères dans les ponts, ou pour développer de nouvelles capacités d'accueil au sein des futurs ouvrages.

Les espèces
Les chauves-souris trouvent dans les ponts des espaces favorables pour stationner sur de courtes périodes lors de changements, mais aussi sur du plus long terme pour estiver ou élever leurs petits.

Voici les espèces les plus inféodées à ces ouvrages :

Le Murin de Daubenton : c'est l'hôte des ponts par excellence. En colonie d'une centaine d'individus ou isolée, cette espèce occupe tous les types d'ouvrages, logée dans des disjointements ou des cavités. Les ponts représentent souvent l'essentiel des gîtes de reproduction connus sur une région.


Le Murin de Natterer : ce sont des individus isolés, souvent des mâles, qui occupent les disjointements ou les drains des ouvrages, en début du printemps et en fin d'automne. De très nombreux ponts peuvent alors être occupés simultanément.

Le Grand Murin : des mâles, souvent solitaires, colonisent les corniches accessibles, les drains et les disjointements entre les moellons de pierre pendant la période estivale.

Le Minioptère de Schreibers : cette espèce méridionale très grégaire se regroupe par centaines d'individus. Le Minioptère n'occupe que les piles creuses des grands ouvrages comme les viaducs. Il leur faut une ouverture de plusieurs mètres carrés pour qu'ils s'installent dans ce type de gîte.

Beaucoup d'autres espèces de chauve-souris sont susceptibles de séjourner dans les ponts : Murins à moustaches, Murins de Bechstein, Oreillards, Pipistrelles, Barbastelles, Noctules. Parfois des Rhinolophes. Cette colonisation des ouvrages d'art remonte probablement aux premiers ponts et aqueducs de la période gallo-romaine.

Ce sont le plus souvent les ponts situés au-dessus d'une voie d'eau qui sont recherchés par les chauves-souris. L'eau, surtout si elle est bordée de végétation, attire de très nombreux insectes, qui sont des proies convoitées. Elle coule sous l'ouvrage et offre un rempart naturel contre beaucoup de prédateurs. De plus, le guano, qui peut combler d'autres types de gîtes, tombe par gravitation et disparaît dans le courant. Enfin et surtout, les ponts sont très pérennes et offrent des abris sûrs pour des dizaines de générations de chauves-souris.


Disjointements entre les moellons d'un pont.


 

Une plaquette : Les chauves-souris hôtes des ponts (1560 Ko)



Les dessins qui figurent sur cette page sont de Philippe Pénicaud.

 

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